Whatever


J’ai beaucoup aimé voir le nouveau Woody Allen.
L’acteur principal est très bon.

Certains dialogues, tout droit sorti de la tête de W.A., resteront dans les mémoires. Comme par exemple lorsqu’il parle de son premier mariage en expliquant que son ex-femme et lui, “on papers” (“sur le papier”, “en théorie”) étaient fait l’un pour l’autre, et que c’est justement ce qui n’allait pas selon lui car “life is not on papers”.
Sur le moment j’ai trouvé cette phrase époustouflante.



Cependant je ne sais pas si j’aime autant les films de Woody Allen de ces dernières années. Il formule de plus en plus directement et sans fioriture ou symbolisme quelconque ses idées philosophiques sur le (non-) sens de la vie, etc …. dans la bouche de ses interprètes. Or ce que j’aimais particulièrement dans ses plus beaux films (Annie Hall, Manhattan , ….) c’était l’usage de certaines images pour imprimer plus directement que si elles étaient formulées explicitement, ses idées sur la vie dans l’esprit du spectateur.
Ainsi à la fin de Manhattan quand il énumère toutes ces merveilleuses choses dans la vie et cite entre autres :
"Groucho Marx; Swedish movies; Sentimental Education by Flaubert; those incredible apples and pears by Cézanne; the crabs at Sam Wo’s; and, of course, Tracy’s face." je trouve que c’est tellement plus fin et même efficace que de faire dire à ses personnages ces espèces de tirades théoriques à n’en plus finir sur la violence de la vie, etc ….
A part ça on rit beaucoup.





Michael Jackson R.I.P.

En voyant ce raz de marée médiatique je réalise à quel point MJ était réellement le “roi” de la pop.

Je me souviens encore, lycéenne, quand nous étions tout un groupe de gamins à s’être réunis pour regarder religieusement la première diffusion de Thriller un samedi soir à la télé.

Thriller n’est pas mon album préféré mais il reste 25 ans après, l’album le mieux produit de tous les temps.
Si vous faites de la musique et que vous vous perdez un peu dans un morceau que vous êtes en train de produire, vous n’arrivez plus à “entendre” ce que vous faites, et bien écoutez 30 secondes de n’importe quel morceau de cet album et cela vous remettra dans la minute toutes les idées en place !

J’écoute Pretty Young thing en rédigeant ces lignes.
Rest in Peace.

Departures

Dans la série des films japonais à voir, et après les récents Tokyo Sonata et Still Walking, voici le magnifique Departures, mon préféré des trois.

Rien de transcendant dans la photographie, la mise en scène ou le montage du film qui sont sobres.


Ce sont les thèmes abordés et les idées que le réalisateur Yojiro Takita exprime qui sont magnifiques : la vie qui nous choisit plutôt que l’inverse, l’amour à bien faire son métier - plus important que le métier lui-même, l’amour qui survit à l’histoire chaotique familiale, etc ….

Philosophiquement, Yojiro Takita balaye très large, ce n’est pas un film qui cherche à toucher sur un sujet précis mais une théorie de la vie sur tous ses plans.



A voir absolument.



http://www.departures-themovie.com

Black Narcissus et Le Feu Follet


Hier et aujourd’hui je suis allée voir deux chefs d’oeuvre du cinéma sur grand écran au Champo et à la Filmothèque du quartier latin : Black Narcissus (“Le narcisse noir”) de Michael Powell et Emeric Pressburger et Le Feu follet de Louis Malle.

Le Narcisse noir est sans doute le film qui pour moi a la plus belle photographie de tous les temps.
Les couleurs sont tout simplement somptueuses : elles ne saturent jamais et sont toujours dans des tons nuancés aussi bien les verts et les bleus du décor que la couleur chair des visages.
La grande intelligence dans ce film a été le parti pris de tout tourner en studio (on n’a donc jamais de décalage ou de manque de raccord) pour un film qui se passe dans les Himalayas.
A côté des plans époustouflants (les soeurs qui sonnent la cloche du couvent avec une vue plongeante dans la vallée - plan qui inspirera plus tard George Lucas pour Stars Wars), une idée que je trouve géniale : le monastère est “habité” par un vent très fort et permanent ce qui donne une très forte unité à l’ensemble. On est “pris” dans le décor.
Enfin, certains plans sont d’une modernité absolue.

Pour finir, les actrices, Deborah Kerr bien sûr (“sister Clodagh”) mais aussi l’époustouflante Kathleen Byron qui joue le rôle de “sister Ruth” la soeur que les hauteurs de L’Himalaya rendent psychotique. Toute actrice qui se respecte devrait voir ce film ne serait- ce que pour cette interprétation exceptionnelle où on voit véritablement sur le visage de cette femme le diable prendre possession de son esprit.

Le Feu Follet.
rien à dire. exceptionnel à chaque fois que je le vois.
beaucoup de simplicité. Tout est juste dans ce film.


A noter : ces deux films sont évidemment disponibles chez Criterion. Black Narcissus est cependant à se procurer (seule exception que je ferais par rapport aux versions Criterion qui sont toujours les meilleures) aux éditions de l’Institut Lumière qui a ré-édité une très grande partie des films de Powell et Pressburger dans de magnifiques DVD.









Nicolas bouvier : le vent des mots


Magnifique documentaire sur le photographe et écrivain Nicolas Bouvier.

J’ai regardé ce dvd le week end dernier et j’ai été abasourdie par la délicatesse et la sensibilité de cet homme.

Petit, il croyait fermement que lorsque l’on traversait les frontières les pays changeaient de couleur comme sur les cartes !
Cela laisse présager de grandes choses ... qu’il réalisera.

Ses livres sont d’une profonde philosophie sur la vie.

Je vous cite ici une de ses phrases, extraite d’un de ses carnets du Japon, qui m’avait, à l’époque où je l’ai lue, complètement bouleversée :
"L’illusion a donc son rôle à jouer dans ma vie : c’est un moteur parmi d’autres, c’est une variété roturière de l’acte de foi dont on ne se sent pas toujours capable. Il y a ainsi des rapports très étroits entre l’illusion et l’édification de l’être, ceci permettant souvent cela".


Comme Francisco Varela, voici un occidental qui à la fin de sa vie ressemble physiquement à un vieux moine bouddhiste qui aurait passé sa vie dans les montagnes himalayennes sous le soleil de l’orient.




"Les insoumis" d'Eric Neuhoff


Quelle bouffée d’oxygène !
J’ai lu ce livre d’une traite et j’en recommande vivement la lecture.

Au début j’avoue avoir simplement acheté ce livre pour le chapitre sur Maurice Ronet car je suis non seulement une très grande consommatrice de biographies mais également une fan absolue de cet acteur culte (j’ai déjà parlé
dans ce blog d’un de ses films lequel a fait récemment l’objet d’une magnifique réédition chez Criterion : “Le Feu follet” de Louis Malle, un des mes 5 films préférés de tous les temps - haut la main).



Et tout en lisant (très belle écriture quoique trop travaillée à mon goût, je préfère une certaine fluidité ou simplicité qui manque parfois) on se réjouit de la place donnée à des hommes qui n’ont pas été lisses, qui ont été autodestructeurs, qui ont traversé des épreuves, qui ont pu être très durs, qui en tout cas n’étaient ni raisonnables ni encore moins “conformistes” et c’était leur vie, et c’était, et c’est, très bien comme cela.
La liberté est plus belle que le bonheur.



Jasuto


voici un nouveau synthé en plug in VST traditionnel pour les logiciels de musique mais aussi en application pour Iphone !!!!


J’avais déjà parlé d’interfaces musicales originales et futuristes dans ce blog (ici)
Rien de particulier à dire : il faut juste essayer (0,79 euro pour le Iphone !!!).
Que dire quand enfant on était émerveillé dans le métro devant les affiches de Tron et qu’on voit arriver ça aujourd’hui !!!
Le plus fascinant c’est que c’est sans doute un type tout seul qui a fait ça dans son coin, a mis sa petite page sur internet et voilà !
Je crois que décidement ce que j’admire et de loin le plus chez l’homme c’est la capacité à sortir des schémas pré-établis, des formats, et évidemment des clichés.
Ici, par example, pour régler le volume, vous ne tournez pas un bouton (ce qui aurait été facile à faire). Vous créer un objet “speaker” (“enceinte” pour les non-anglophones) et si vous rapprochez le synthé du speaker, le volume sonore augmente !

"Truly inspiring" tout ça !

http://www.jasuto.com

(merci à Olivier H. expert “es” synthés, pour l’info)

Nihongo #1


En grande fan du Japon, j’apprends depuis quelques mois le japonais (“Nihongo” = “la langue japonaise”).

Je parlerai donc sur ce blog de temps en temps de l’apprentissage de cette langue.


Pour commencer, j’aimerais parler des mots japonais inspirés directement de l’anglais car c’est très rigolo.

Par exemple pour dire “cravate” on dit “nekutai” qui vient de “neck tie” en anglais, pour dire “ordinateur” on dit “kompyuta” (computer en anglais) ou encore pour dire “magnétophone” on dit “têpu rekôdâ” qui vient de “tape recorder”.


My N'club

Avis aux Nikonistes de tous bords !
Nikon vient de créer son propre Flickr (communauté de partage de photos online) :

http://www.mynclub.com

beaucoup de choses à corriger (on ne peux pas mettre une photo dans des “favoris”, etc …) mais déjà des idées sympathiques (les tournois).

Ceux qui ne font pas de photo ne savent sans doute pas qu’il y a deux principaux camps : ou bien on est “Nikon”, ou bien on est “Canon” (c’est un peu comme les mac vs pc).
Il y a un snobisme certain à appartenir à l’un des deux camps.

Je suis évidemment une Mac / Nikon, mais était-il besoin de le préciser …..

William Eggleston à la Fondation Cartier

Impressionnant de voir cet homme qui a aujourd’hui 70 ans et qui a apporté déjà autant à la photographie continuer à évoluer.
Car c’est ce qui étonne au premier abord : il a encore montré d’un cran.

La production, bien que les photos aient été prises sur 3 ans si j’ai bonne mémoire, est par contre étonnamment très hétérogène.


Reste les dessins. Apparemment une initiative du directeur général de la Fondation Cartier.
Il aurait pu s’abstenir.
C’est d’ailleurs étonnant cette manie de certains photographes de dessiner ou de parler de vocation de peintre “ratée”. Comme si les plus grands photographes eux-mêmes continuaient à garder un complexe d’infériorité face à leur homologues peintres.

Eggleston en interview (distribuée surplace) , dont l’ego,
soit dit au passage, est assez démesuré puisqu’il compare ce travail commissionné par la Fondation Cartier au travail d’Atget (qui est quand même le travail d’une vie), caractérise l’abstraction de ses dessins en parlant de l’admiration qu’il a pour Kandinsky ….

Quelques photos sont cependant vraiment magnifiques.
J’en ai choisi quelques unes dans le catalogue édité chez STEIDL.











http://fondation.cartier.com/

Spotify

ou quelqu’un va-t-il se réveiller là-dedans ?

Après deezer et autres lastfm voici Spotify.

Spotify c’est simple : c’est itunes en gratuit.

Moins intelligent que Deezer car déjà il faut télécharger l’application alors qu’à mon avis l’avenir est au web-based.


Je ne sais pas qui est derrière ces plateformes.
Que l’on ne me dise pas que ce sont des passionnés de musique parce que à ce rythme, la musique, je ne sais pas ce qu’elle va devenir.









Signs

on voit souvent sur le net des ados reprendrent des lignes de basses de leur morceaux préférés.
Généralement c’est pas extraordinaire.
Là, la version de cet anglais est vraiment hyper bien.
Il joue également le morceau “Lady cab driver” qui est un de mes 5 morceaux préférés de Prince. Donc respect.